HISTOIRE / PATRIMOINE

L’histoire

  •     Chesneyum (1516)
  •     Chiénné jusqu’au décret du 15 février 1859

st georges dragonLa commune de Saint-Georges-de-Chesné, appelée autrefois « Chiénné » (Chesneyum en 1516), a reçu couramment, vers la fin du XVIIIe siècle, le nom de « Saint Georges – Enchaîné » parce que son patron est représenté tenant un dragon au moyen d’une chaîne.

Au XVIème siècle, le bourg de Saint-Georges-de-Chesné est marqué par la présence des familles Busson (vers 1513) et La Dobiaye ou La Dobiays (vers 1570), propriétaires successifs du manoir des Molans (ou du Molan). Le manoir du Molan existe dans cette paroisse en 1379, époque de l’association des nobles et bourgeois pour la défense de la Bretagne, à laquelle prend part Jean du Bobéril, seigneur de Molan, dont le fils est pannetier de Charles VI. Un autre du Molan est chambellan de Charles VII.

Un vieil annuaire de Bretagne de la fin du siècle dernier précise que le territoire de « Chiénné » renferme de bonnes terres et d’excellentes prairies situées dans les vallons. S’étageant en pente douce vers son église, le bourg a conservé quelques vieilles maisons et son presbytère avec son ancienne grange à dîmes au toit « à la Mansard ».

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Le Patrimoine

L’église de Saint-Georges-de-Chesné date, pour sa majeure partie,du XVIe siècle.

EgliseElle comprend une nef à chevet droit avec deux collatéraux. Le Chœur fut construit en 1554. Deux chapelles y ont été ajoutées : l’une au nord en 1760 (qui porte la date de 1660 et le nom de Guillaume Crosnier, recteur), l’autre au sud en 1781 (qui porte le nom de Paul Clairay, recteur de 1775 à  la Révolution). Le chevet possède une fenêtre flamboyante du XVIe siècle. La fenêtre du chevet renfermait autrefois une verrière de 1555, dont il reste deux panneaux attribués au peintre verrier Guillaume Collin, figurant la Passion de Jésus-Christ et la légende de Saint Georges. Un jubé a été détruit en 1781 pour la construction de la chapelle sud. L’église conserve une pierre tombale gravée des mots « Julien René Budecoq, en son vivant recteur, 1755 ». On voit sur le maître-autel un reliquaire du XVIe siècle.

La dernière restauration de l’église date de 2005 : restauration du clocher, mise aux normes électriques et du chauffage, réfection des joints extérieurs.

Un dépliant relatif à l’église de St-Georges-de-Chesné est disponible à la mairie et à l’église.

Le manoir des Molans ou du Molan (XVIe siècle). Propriété successive des familles Busson seigneurs de Gazon (en 1513), Gédouin seigneurs de la Dobiaye (en 1570 et en 1659), Bonnier marquis de la Dobiaye (en 1680). Montbarrot ou Montbarot y place une garnison en 1593 ou 1598, pour le mettre en état de défense contre les entreprises de Mercoeur. Il a été détruit, sans doute comme tant d’autres, à la fin de la Ligue, par ordre d’Henri IV.

  •     La ferme et le puit (XVIIIe siècle), situées au lieu-dit Le Désert.
  •     L’ancien manoir du Chantier, situé route de Vendel à Livré-sur-Changeon. Propriété successive des familles de la Haye (en 1513 et en 1539), Pioger seigneurs du Boissauvé, Léziart (en 1570 et en 1679), de la Belinaye (en 1789).
  •     L’ancien manoir des Bouillons.
  •     L’ancien manoir des Noàs.